Tanger : Le palais Alava-Esquivel cédé à l’Etat marocain à un dirham symbolique
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Tanger : Le palais Alava-Esquivel cédé à l’Etat marocain à un dirham symbolique



Publié le 12 Fevrier 2018 à 11:33

Tanja24 / Aujourdhui

Le dossier du palais Alava-Esquivel semble s’approcher d’une solution. C’est du moins ce qui est ressorti de la dernière session ordinaire du conseil communal de Tanger, dont les onze points inscrits à l’ordre du jour ont été entièrement approuvés mais dans une ambiance très tendue. Parmi ces points figure celui relatif à la cession du palais Alava-Esquivel à l’Etat marocain à un dirham symbolique.

Propriété de la ville du détroit, ce palais- qui se trouve dans le quartier Herrería de la ville médiévale de Vitoria (au Nord de l’Espagne)- «se trouve dans un état de dégradation avancée nécessitant d’importantes ressources financières pour mettre en état ses locaux. La commune ne voit aucun empêchement à céder ce bien immobilier à l’Etat à un dirham symbolique», selon les données émises à cette occasion par la commission du budget, des affaires financières et de la programmation.

Légué à la ville du détroit par le Duc de Tovar, un amoureux espagnol de Tanger, il y a plus d’une soixantaine d’années, ce palais fait l’objet, ces dernières années, de discussions entre les responsables des équipes dirigeantes de Tanger et la capitale de la province d’Alava en vue de chercher les moyens à mettre en état l’ensemble de ses locaux. Lors de sa visite qu’il a effectuée en 2016 à Vitoria, le maire Mohamed Bachir Abdellaoui a fait part de son engagement devant les représentants des parties marocaine et espagnole de faire aboutir ce projet. Ayant commencé son mandat par des difficultés financières en raison de l’accumulation des impayés liés au dossier d’expropriation, M. Abdellaoui a eu du mal à honorer ses engagements et sauver ce monument datant du XVème siècle.

D’autant plus que les travaux de restauration de l’ensemble des locaux de ce palais nécessitent une enveloppe budgétaire de l’ordre de deux millions d’euros. Considéré parmi les priorités de la municipalité de Vitoria, le dossier de ce palais est toujours présent dans les débats menés lors de ces assemblées. Les élus locaux particulièrement ceux de l’opposition ont appelé les autorités locales à opter pour la procédure d’expropriation de ce bien immobilier, dont l’état de dégradation avancé constitue un danger pour les riverains et a un impact négatif sur l’image du site architectural et historique du Herrería. Il est à noter que fort de la majorité du parti de la lampe au sein du conseil communal de Tanger, le maire pjdiste a réussi à faire passer ce point, mais avec abstention de tous les représentants des partis de l’opposition présents à cette session ordinaire. D’aucuns ont évoqué la volonté affichée auparavant par l’actuelle équipe dirigeante de recourir à ce palais en vue de sortir de l’impasse financière. Alors que la cession en 2007 d’un immeuble, situé en plein centre de la capitale espagnole et légué également par le Duc de Tovar à la commune de Tanger, a rapporté à cette dernière près de 2,6 millions d’euros. Il est à rappeler qu’en plus du palais Alava-Esquivel et de l’immeuble madrilène, la ville du détroit a hérité de plusieurs autres biens composés des villas et immeubles ainsi que des meubles et des tableaux valant une fortune.



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