Des officiers des Forces armées royales (FAR) marocaines sont arrivés en Palestine pour participer aux travaux de planification et de coordination de la future Force internationale de stabilisation pour la bande de Gaza, marquant une première étape vers le déploiement de cette force multinationale, a-t-on appris auprès de sources officielles.
L’arrivée de ce détachement traduit le soutien des autorités marocaines « aux efforts internationaux visant à renforcer la stabilité et à appuyer la population de la bande de Gaza dans le cadre de l’après-guerre », a indiqué le Conseil de la paix (Peace Council) dans un message publié sur la plateforme X.
Selon un responsable de cette organisation interrogé par l’AFP, quatre officiers marocains ont rejoint le 18 juin le quartier général de la Force internationale de stabilisation, situé dans le sud d’Israël. Leur mission consiste à participer à la structuration de la force et à apporter leur expertise en matière de coordination sécuritaire et policière.
Ces militaires agissent exclusivement en qualité « d’officiers de planification » et « ne sont pas déployés à l’intérieur de la bande de Gaza à ce stade », a précisé le quotidien israélien The Jerusalem Post, soulignant que leur rôle actuel se limite à des consultations sur les futurs mécanismes de fonctionnement du dispositif.
Le Maroc figure parmi les premiers pays – aux côtés de l’Indonésie, du Kazakhstan, du Kosovo et de l’Albanie – à avoir promis une contribution à cette force de stabilisation. L’engagement avait été annoncé en février dernier à Washington par le général américain Jasper Jeffers, commandant de la force, lors d’une réunion du Conseil de la paix.
Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large destiné à sécuriser l’enclave palestinienne, former les effectifs de la police locale et créer un environnement propice à la reconstruction, en vue d’une relance du processus politique fondé sur la solution à deux États.
Toutefois, le déploiement complet de ce contingent multinational reste suspendu à des négociations complexes. Les contours du mandat, le volume total des effectifs, le calendrier opérationnel ainsi que les zones d’intervention exactes font toujours l’objet d’intenses discussions entre les parties prenantes, selon des rapports internationaux.

