Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) indique, dans son rapport annuel au titre de l’année 2024, avoir poursuivi la mise en œuvre d’une politique axée sur le renouvellement des élites judiciaires et l’amélioration de la gouvernance au sein des juridictions, à travers de nouvelles nominations à des postes de responsabilité et l’intégration de jeunes magistrats, parallèlement au départ d’un nombre limité de juges pour divers motifs.
Selon le rapport, 27 nouvelles nominations ont été validées lors des deux sessions annuelles du Conseil. Elles concernent notamment des présidents de tribunaux, des procureurs généraux et leurs adjoints, dont trois femmes représentant 11,25 % des désignations. Parmi ces nouveaux responsables, 14 magistrats (soit 52 %) accèdent pour la première fois à des fonctions de direction, traduisant la volonté du Conseil de rajeunir l’encadrement judiciaire et de promouvoir les compétences émergentes.
Ces désignations ont été effectuées à l’issue d’une procédure rigoureuse fondée sur des critères de compétence, d’intégrité, ainsi que de capacités organisationnelles et communicationnelles, conformément aux dispositions légales en vigueur et au règlement intérieur du CSPJ.
Le rapport fait également état de l’intégration de deux promotions d’attachés de justice, totalisant 548 nouveaux magistrats, dont 193 femmes. Cette initiative vise à renforcer les ressources humaines des juridictions et à accroître l’efficacité du système judiciaire.
En parallèle, le Conseil a enregistré, en 2024, le départ de 35 magistrats pour divers motifs : 13 départs à la retraite, 9 retraites anticipées, 3 révocations pour motifs disciplinaires, 2 cessations de fonction pour abandon de poste, 2 démissions volontaires, ainsi que 5 décès en cours d’exercice.
Le CSPJ estime que cette dynamique illustre un équilibre entre renouvellement générationnel et continuité institutionnelle, en parfaite cohérence avec les objectifs de son plan stratégique 2021-2026, qui ambitionne de consolider la gouvernance judiciaire et de promouvoir les valeurs d’indépendance et de transparence dans la gestion des carrières des magistrats.

