Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports prévoit de déployer 2.000 nouveaux dispositifs électroniques lors des examens du baccalauréat au titre de la session 2026, afin de détecter les téléphones portables en fonctionnement dans les salles d’examen, dans le cadre du renforcement des mesures de lutte contre la fraude.
Intervenant lundi à la Chambre des représentants, le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, a indiqué que ces appareils seront répartis à raison d’un dispositif par établissement accueillant les examens, afin de faire face à l’évolution des moyens de triche, notamment les téléphones portables, les oreillettes miniatures ainsi que les nouvelles utilisations de l’intelligence artificielle.
Le ministre, qui répondait à des questions orales sur les préparatifs organisationnels des examens du baccalauréat pour l’année scolaire 2025-2026, a souligné que le développement de ces techniques constitue un défi croissant pour le système des examens, particulièrement en matière d’égalité des chances entre les candidats.
Outre les dispositifs de détection des téléphones, le ministère mettra en place un nouveau mécanisme de numérisation reposant sur l’attribution d’un code spécifique à chaque candidat, accompagné d’un code QR permettant d’assurer le suivi du parcours de l’examen et du processus de correction, du début jusqu’à la proclamation des résultats.
M. Berrada a relevé que le nombre important de candidats rend la gestion des examens selon les méthodes traditionnelles plus exposée aux erreurs et aux omissions, estimant que l’encadrement de 520.000 candidats nécessite un recours accru à la digitalisation.
Les épreuves de la session ordinaire du baccalauréat se dérouleront les 4, 5 et 6 juin prochains, tandis que les résultats seront annoncés le 17 juin.
Le ministère mobilisera, pour cette session, 2.007 établissements scolaires comprenant quelque 26.000 salles d’examen, ainsi qu’environ 150.000 cadres et enseignants chargés de la surveillance, de l’organisation, de la correction et des différentes étapes de l’opération.
Le nombre de candidats scolarisés atteint 420.000, en hausse de 10,7 %, contre 100.000 candidats libres, en baisse de 8 %.
Selon le ministre, ces mesures s’inscrivent dans le cadre des dispositions organisationnelles visant à sécuriser le déroulement des examens dans les meilleures conditions, à assurer un suivi plus précis des candidats et à réduire la marge d’erreur dans la gestion de l’une des plus importantes opérations annuelles supervisées par le système éducatif national.

