Douze membres du personnel médical de l’hôpital universitaire Radboudumc de Nimègue, aux Pays-Bas, ont été placés en quarantaine préventive pour une durée de six semaines, après avoir pris en charge un patient atteint d’hantavirus dans des conditions ne respectant pas pleinement le protocole sanitaire requis.
Les soignants concernés auraient manipulé des prélèvements de sang et d’urine d’un patient infecté par la souche Andes de l’hantavirus, sans appliquer l’ensemble des mesures strictes prévues pour ce type de prise en charge. L’établissement hospitalier a toutefois souligné que le risque de contamination restait faible, le virus ne se transmettant généralement pas facilement d’une personne à l’autre.
Le patient concerné faisait partie des passagers évacués du navire de croisière MV Hondius, au centre d’un foyer international d’hantavirus. Le navire, qui avait quitté l’Argentine, a été autorisé à accoster aux îles Canaries après l’apparition de plusieurs cas à bord. L’épidémie liée au navire a fait trois morts et plusieurs cas confirmés, selon les autorités sanitaires.
L’Organisation mondiale de la santé suit de près l’évolution de la situation, en raison de la longue période d’incubation du virus. Elle recommande une surveillance renforcée des personnes exposées et des mesures d’isolement pouvant aller jusqu’à 42 jours.

