TANGER – Les services de la police judiciaire de Tanger ont ouvert, sur instructions directes du parquet compétent, une enquête sur des soupçons d’usurpation de titre et d’intermédiation illégale dans le domaine de la traduction assermentée, impliquant plusieurs bureaux d’écrivains publics aux abords du tribunal de la famille.
Selon des sources concordantes, un traducteur assermenté a été entendu par les enquêteurs à la suite d’une plainte officielle déposée la semaine dernière. Plusieurs personnes soupçonnées de pratiquer une intermédiation illégale ont également été convoquées.
Les premières investigations révèlent que certains intermédiaires orientaient les usagers vers des bureaux précis en contrepartie de commissions financières, notamment à proximité du tribunal concerné.
Cette opération fait suite aux instructions fermes du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Tanger, ordonnant l’ouverture d’une enquête approfondie sur ces pratiques.
L’enquête a été élargie aux écrivains publics, courtiers et autres intervenants soupçonnés d’induire les citoyens en erreur, en leur laissant croire qu’ils pouvaient fournir des services de traduction assermentée, sans disposer de l’autorisation légale requise.
La loi encadrant la profession impose pourtant au traducteur assermenté de recevoir personnellement les documents de l’intéressé ou de son représentant légal, tout en interdisant strictement le recours à des intermédiaires ou le versement de commissions, afin de garantir la confidentialité des documents officiels.

