Tanger – Quatorze unités sanitaires publiques demeurent hors service à Tanger, près de six mois après leur installation dans plusieurs zones à forte affluence de la ville, dans le cadre d’un projet urbain supervisé par les autorités locales.
Ces équipements, qui n’ont toujours pas été mis en service de manière régulière jusqu’au début du mois de juin, sont répartis sur la corniche, au centre-ville, aux abords du port, dans la médina ainsi que dans plusieurs espaces de promenade.
Le projet, porté par la Wilaya de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma à travers la société de développement local “Tanger Mobility”, prévoit, dans une première phase, l’aménagement de 14 toilettes publiques, réparties entre unités intelligentes autonettoyantes et installations classiques, avec un tarif d’utilisation fixé à un dirham.
L’opération d’installation, lancée à la fin de l’année dernière afin de pallier le déficit enregistré dans ce type d’équipements, a concerné plusieurs sites stratégiques, notamment la corniche Merkala, l’entrée du port Tanger Ville, Bab Al Marsa, l’avenue Mohammed V, la corniche Malabata, les abords de Villa Harris, la place des Nations, le parking de la Kasbah, Rmilat, la place de la Ligue arabe ainsi que les environs de l’église.
Le volet technique du projet repose sur l’appel d’offres n°26/T.M/2025 lancé par “Tanger Mobility” pour la fourniture et l’installation de ces unités, pour un coût estimatif de 15,552 millions de dirhams et une garantie provisoire fixée à 280.000 dirhams.
Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, avait indiqué, dans une réponse parlementaire au début de l’année en cours, que Tanger a bénéficié d’une enveloppe financière de 16 millions de dirhams répartie sur les exercices 2025 et 2026 pour la réalisation de toilettes publiques répondant aux normes d’hygiène et de sécurité, dans le cadre de projets similaires concernant plusieurs grandes villes du Royaume.
Selon la même source, un montant de 10 millions de dirhams a été mobilisé au titre de l’année 2025, le reste devant être programmé durant l’exercice 2026.
Les unités intelligentes installées sont équipées de systèmes de nettoyage automatique après usage, de capteurs de présence, d’un éclairage intérieur, d’un système de ventilation, d’alarmes anti-incendie et de dispositifs de surveillance externe, ainsi que d’équipements facilitant l’accès des personnes en situation de handicap.
Ces installations ont également été conçues avec des matériaux résistants au vandalisme et à la corrosion, adaptés à la nature des sites proches du littoral et de la zone portuaire, exposés à l’humidité et à la salinité.
Le cahier des charges du projet prévoit par ailleurs des prestations de nettoyage quotidien, d’approvisionnement en produits de base, de maintenance périodique et d’intervention technique pour la réparation des pannes, intégrées dans le coût global du marché.
À ce jour, aucune donnée officielle détaillée n’a été communiquée concernant les raisons du retard dans la mise en service régulière de ces équipements, ni sur un éventuel lien avec les procédures de réception définitive, l’achèvement des raccordements techniques ou les modalités de gestion, de gardiennage et de maintenance.
La fermeture persistante d’une partie de ces unités intervient alors que le mois de juin marque une hausse de la fréquentation des espaces côtiers, des zones de promenade et des places centrales, en plus du flux quotidien habituel des habitants et visiteurs.

