La Cour d’appel de Tanger a, mardi soir, reporté pour la troisième fois consécutive l’examen du dossier concernant plusieurs dizaines de jeunes arrêtés à la suite des violences et actes de vandalisme survenus après les manifestations dites du “mouvement Génération Z” dans les villes de Tanger, Larache et Ksar El Kébir.
La juridiction a fixé le 28 octobre courant comme nouvelle date d’audience, après une demande de la défense visant à permettre la désignation de nouveaux avocats pour certains prévenus et à approfondir l’étude du dossier.
Tous les détenus ont comparu sous forte escorte sécuritaire, tandis que les couloirs du tribunal étaient remplis de leurs proches, visiblement fatigués et inquiets après plusieurs semaines d’attente.
Le ministère public poursuit plus de cinquante accusés majeurs pour participation présumée à des actes de désordre, de destruction de biens publics et privés, ainsi que pour jets de pierres sur les forces de l’ordre lors des récentes manifestations dans le nord du pays.
Selon des sources judiciaires, le dossier reste complexe en raison du grand nombre d’accusés et de la diversité des faits reprochés, alors que d’autres procédures parallèles se poursuivent concernant des personnes interpellées dans le cadre des mêmes événements.

